Ben is Back Affiche France

Ben is Back

Titre Original Ben is Back
Date de sortie 16 janvier 2019Durée 1h 42min
Réalisé par Peter Hedges
Avec Julia Roberts, Lucas Hedges, Courtney B. Vance, Kathryn Newton, Mia Fowler, Jakari Fraser, Michael Esper, David Zaldivar, Rachel Bay Jones, Alexandra Park, Tim Guinee
Genre DrameNationalité Américain

Synopsis

La veille de Noël, Ben, 19 ans, revient dans sa famille après plusieurs mois d’absence. Sa mère, Holly, l’accueille à bras ouverts tout en redoutant qu’il ne cède une fois de plus à ses addictions. Commence alors une nuit qui va mettre à rude épreuve l’amour inconditionnel de cette mère prête à tout pour protéger son fils.

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Peter Hedges, auteur et réalisateur nommé aux Oscars. Il s’est efforcé pendant toute sa carrière de raconter des histoires où des familles dysfonctionnelles sont confrontées à des difficultés hors du commun. Dans Gilbert Grape, adapté de son propre roman éponyme en 1993. Pieces of April, son premier long-métrage comme réalisateur. Ou encore Pour un garçon qu’il a coécrit d’après le roman de Nick Hornby. Peter Hedges s’attache à partager des récits émouvants et drôles. Où des familles imparfaites font de leur mieux pour vivre dans un monde imparfait. À première vue, la famille qu’on découvre dans Ben is Back. Son nouveau film, ne semble pas présenter beaucoup de points communs avec celles qu’il a dépeintes dans ses précédents projets. Riches, beaux et débordant d’amour, les Burns évoquent une version moderne d’un tableau de Norman Rockwell.

Ne pas se fier aux apparences

Mais en observant l’air troublé de Holly Burns lorsqu’elle rentre chez elle et tombe sur son fils Ben attendant devant la porte. On comprend avec certitude que cette famille est elle aussi confrontée à un défi de taille. Un défi qui traverse les barrières sociales et économiques.
"Je viens d’une famille qui a été profondément touchée par les addictions, que ce soit à l’alcool ou aux drogues", raconte Peter Hedges. "Dans ma famille, certains s’en sont sortis, d’autres pas. Et d’autres encore continuent à se battre. Par ailleurs, j’ai perdu quelqu’un de proche et j’ai vu une autre personne de mon entourage se rétablir. Cela m’a donné envie de faire un film sur l’impact qu’un être brisé et en souffrance peut avoir sur tous ses proches".

La naissance du projet

Alors que Peter Hedges cherchait à mettre en scène ces répercussions dans un long-métrage. Il a décidé de condenser son histoire sur 24 heures. "J’ai eu l’idée de faire commencer le film le matin du réveillon de Noël. Je me suis demandé ce qui se passerait si un jeune homme en désintox revenait chez lui alors qu’il n’y est pas encore prêt", explique le réalisateur. "L’histoire est devenue plus puissante quand je l’ai abordée du point de vue d’une famille ordinaire. Mais un jour extraordinaire". Après avoir retourné l’idée dans sa tête pendant plusieurs années. Peter Hedges s’est véritablement attelé à l’écriture de Ben is Back à la fin mai 2017. Il a été surpris d’achever la première version en moins de six semaines. Peter Hedges est particulièrement fier de personnage de Holly Burns.

L'envoi du scénario

Au bout de quelques versions successives, Peter Hedges envoie le scénario à son amie Nina Jacobson. Une figure incontournable du milieu. Elle a été présidente du groupe Walt Disney Motion Pictures. Elle produit à présent des blockbusters comme Hunger Games et Crazy Rich Asians avec sa société de production Color Force. "Nina est une des personnes que je préfère dans le milieu", affirme Peter Hedges. "Même si je me disais que Ben is Back était une production trop modeste pour elle. Je voulais qu’elle lise le projet avant d’aller voir d’autres producteurs. Une heure et demi après avoir reçu le scénario. Nina m’appelle et me dit 'Le scénario que tu as écrit est tout simplement captivant. Il faut que je le produise'".

Proposer le rôle d'Holly Burns

Pendant l’été, l’équipe de Nina Jacobson fait parvenir le scénario à l’actrice Julia Roberts. Afin de savoir si le rôle de Holly peut l’intéresser. La star est immédiatement sensible au script. Julia Roberts a pris un moment sur ses vacances en famille dans sa maison de Malibu pour y rencontrer Peter Hedges. "La rencontre a été passionnante", raconte le réalisateur qui vit à Brooklyn. "Julia s’est sentie proche de Holly, cette mère qui ne veut lâcher ses enfants sous aucun prétexte. Mais pour Julia, ce n’est pas anodin de s’éloigner de ses enfants. Si bien qu’elle voulût en parler du film à sa famille avant de prendre un quelconque engagement".
Quelques semaines après, Peter Hedges reçoit un message de Julia Roberts qui lui annonce qu’elle accepte le rôle. "Julia Roberts est une des stars de cinéma que je préfère" explique-t-il.

Le rôle de Ben Burns

Julia Roberts n’a réclamé aucun changement dans le scénario. Mais elle a formulé une demande par rapport au casting. Impressionnée par la prestation de Lucas, le fils de Peter Hedges pour son rôle d’adolescent orphelin dans Manchester by the Sea (2016). Elle a insisté auprès du réalisateur pour qu’il lui confie le rôle-titre. Mais un problème se posait : "Toute ma vie, j’ai dit très clairement à mon père que je ne jouerais jamais dans un de ses films", reconnaît Lucas Hedges. "Cette idée m’a toujours mis mal à l’aise. Je trouve cette perspective gênante. Je savais que mon père travaillait sur ce film, mais j’ignorais qu’il y avait un rôle pour un acteur de mon âge. Il m’a avoué bien plus tard qu’il l’avait écrit pour moi".

La gentillesse de Julia Roberts

La réticence du jeune comédien a cependant disparu quand il a appris que Julia Roberts avait proposé son nom pour le rôle : "Quand j’ai su que Julia Roberts voulait que je joue Ben dans le film, j’ai trouvé ça dingue", raconte Lucas Hedges. "Pour moi, c’est comme si elle venait d’une autre planète. J’ai été incroyablement flatté qu’elle ait envie de jouer avec moi. Ensuite, j’ai lu le scénario et j’ai été complètement scotché". Même si Lucas n’avait plus vraiment besoin d’être convaincu. Julia Roberts a envoyé à Peter Hedges une photo d’elle-même et de son fils aîné qui est roux. "Dans son message, elle disait quelque chose du genre 'Je veux juste que Lucas sache que les jeunes et beaux rouquins sont très à l’aise avec moi'", se souvient l’acteur aux cheveux roux.

Ben is Back Poster

Lucas s'est impliqué dans le rôle

Lucas s’est renseigné dans le moindre détail sur la pathologie de son personnage. "J’ai tâché de réunir le plus d’informations possibles pour comprendre comment on en arrive au point de se faire beaucoup de mal. Juste dans le but de se défoncer", déclare-t-il.
Lucas a trouvé l’inspiration en regardant autour de lui : "Certains de mes amis du lycée connaissent la situation de Ben et essaient de s’en sortir en enchaînant les cures de désintox", témoigne-t-il. "J’avais conscience que la consommation de drogue parmi les adolescents de Brooklyn constituait un vrai problème. Ce dont je ne me rendais pas compte, c’est que ce problème est tout aussi présent, voire plus encore, dans les banlieues et les zones plus rurales des États-Unis".

Le reste du casting

Après avoir engagé les comédiens pour les deux personnages principaux, Peter Hedges a confié à Kathryn Newton le rôle de la petite soeur de Ben, Ivy. Kathryn Newton et Lucas Hedges avaient déjà noué une amitié au cours des tournages de Lady Bird (2017) et Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance (2017). Où ils jouent également un frère et une soeur. Pendant la préparation du film, le réalisateur et ses acteurs se sont retrouvés chez Julia Roberts pour répéter ensemble et apprendre à se connaître. "On a passé trois ou quatre jours à travailler, prendre des repas et discuter", raconte Peter Hedges. Pour le rôle du beau-père de Ben, Neal, un homme raisonnable, le cinéaste a sollicité Courtney B. Vance. L'acteur décrit son personnage comme quelqu’un de bien et précise : "Il aime sa femme et sa famille. Peut-on penser que ‘qui aime bien châtie bien ?"

Le tournage

Le 5 décembre 2017, soit un peu plus de six mois après le début de l’écriture du scénario. Le tournage commençait dans le nord de l’État de New York. Sous la houlette du directeur de la photographie Stuart Dryburgh, nommé aux Oscars pour La Leçon de Piano. "Stuart et moi avons longuement discuté pour trouver un cadre qui ne soit pas trop resserré. Afin de laisser de la liberté aux acteurs, mais, qui bénéficie aussi d’un bel éclairage", commente Peter Hedges. "Certains chefs-opérateurs moins expérimentés sont très à l’aise avec les mouvements d’appareil mais ne maîtrisent pas l’éclairage. Stuart sait faire les deux". "Je n’avais jamais tourné au format 2:39:1, mais Stuart m’a fait remarquer qu’en Scope, on se sentirait plus proche des personnages", précise Peter Hedges. "Le format large anamorphosé réduit la profondeur de champ".

Les décors

Le réalisateur a fait appel au chef-décorateur Ford Wheeler. Pour élaborer des décors allant de l’élégant pavillon de banlieue de la famille Burns à un repaire de dealers situé dans un entrepôt. Peter Hedges souligne "Il a un goût exceptionnel et un sens aigu du détail. Il ne se contente pas de placer n’importe quel meuble dans la maison des Burns. Chaque oeuvre d’art qu’il accroche au mur raconte une histoire qu’il a inventée dans sa tête". Ford Wheeler prend plaisir à accentuer le contraste entre le contexte familial sain dont est issu Ben, et l’environnement beaucoup moins protégé où se déroule presque toute la troisième partie du film. "En tant que décorateur, j’ai trouvé cette histoire formidable, car on passe du cadre emblématique de la famille américaine bien propre sur elle à un campement de sans-abri", explique Ford Wheeler.

Costumes et lieux de tournages

Le travail de la chef-costumière Melissa Toth a permis d’accentuer l’esthétique naturaliste du film. Peter Hedges explique "Une de ses marques de fabrique, c’est que ses créations ne donnent jamais l’impression d’être des costumes. On dirait juste des gens qui portent leurs vêtements. J’espérais pouvoir travailler avec elle et par chance elle était disponible".
Le choix des lieux de tournage était capital pour composer la banlieue qui sert de toile de fond. Parmi les endroits pittoresques repérés par le régisseur d’extérieurs Rob Streim dans les comtés de Westchester et Rockland dans l’État de New York. On peut citer des petites villes commeHaverstraw, Larchmont, Sloatsburg, Garnerville et Mamaroneck. Où la production a déniché la maison des Burns. C’est là que les acteurs ont pu se plonger dans l’univers de leur personnage.

Des températures basses

Le choix du réveillon de Noël a constitué un cadre métaphorique d’une grande force pour le film. Mais en raison de l’ambiance hivernale, l’équipe a dû affronter de rudes conditions météorologiques.
"Dehors. Nuit. Hiver. C’est sans doute trois mots que je n’utiliserai plus jamais à la suite", s’amuse, Peter Hedges. "Sincèrement, c’était très dur. Les nuits étaient longues et froides et ça finit par peser sur le moral. Et puis, ce n’est pas comme si on tournait une comédie légère. Chaque scène pour ainsi
dire était intense
".

Cyclone

Teddy Schwarzman se souvient d’avoir dû faire face à une tempête de neige cyclonique qui avait paralysé toutes les routes de New York et d' Yonkers. Où l’équipe avait prévu de tourner une scène. "Ça a été extrêmement difficile de tourner cette scène à cause du froid glacial", se souvient le producteur.
"C’était encore un niveau au-dessus : -34 °C en janvier !" s’étonne Julia Roberts qui a vécut 18 ans à New York. "C’était très drôle de se retrouver dans le cercle arctique, aussi connu sous le nom de Westchester. Il y avait vraiment des moments où je me disais 'Il fait tellement froid que je ne vais pas pouvoir tenir une seconde de plus', mais finalement, on y arrive. Et c’était compensé par le fait de passer du temps dans tous ces endroits pleins de charme".

Une relation mère-fils

Malgré le froid polaire, Lucas Hedges et Julia Roberts ont entretenu des rapports chaleureux sur le plateau : "Julia était incroyable", affirme Lucas Hedges. "Elle est maternelle, attentionnée et humble. J’étais abasourdi qu’une personne considérée depuis des décennies comme une superstar puisse avoir autant les pieds sur terre et être aussi adorable. Elle était là pour moi entre les prises, comme pendant les scènes qu’on tournait ensemble. J’ai travaillé avec de grands acteurs qui n’en font pas autant".
Julia Roberts se réjouit des relations professionnelles et personnelles qu’elle a développées avec son partenaire : "Lucas est quelqu’un que j’aime beaucoup, on est devenu très proches", explique l’actrice. "Il a beaucoup de talent, c’est une belle personne qui sait se montrer disponible. Il y avait des scènes très éprouvantes et on a eu de la chance d’avoir une telle complicité".

Ben is Back, écrit et réalisé par Peter Hedges avec Julia Roberts
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kiki
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kiki

Bonjour Wolfneo, Encore un excellent article et cette fois sur le film Ben is Back écrit et réalisé par Peter Hedges. Merci pour le spot, l'extrait et la bande-annonce de Ben is Back, et je dois dire que j'ai été touchée par ce film rien qu'en voyant ces vidéos. Merci aussi pour les photos qui sont de belles qualités et nombreuses, pour le synopsis de ce film et bien sûr pour ta rubrique Informations, une source de renseignements, qui nous permet à chaque fois de savoir comment le film a été tourné, comment est né ce projet, ou comment proposer… Lire la suite »