Croc-Blanc Affiche France

Croc-Blanc

Titre Original White Fang
Date de sortie 28 mars 2018Durée 1h 25min
Réalisé par Alexandre Espigares
Avec les voix françaises de Virginie Efira, Raphaël Personnaz, Dominique Pinon.
Avec les voix américaines de Rashida Jones, Stephen Kramer Glickman, Nick Offerman, Anthony Hemingway, Eddie Spears, Tom Morton, Ginnie Watson, Jason Grasl, Raquel Antonia, Daniel Hagen, David Boat, Paul Giamatti, Flula Borg
Genre Animation, Aventure, FamilleNationalité Français, Luxembourgeois

Synopsis

Croc-Blanc est un fier et courageux chien-loup.
Après avoir grandi dans les espaces enneigés et hostiles du Grand Nord, il est recueilli par Castor-Gris et sa tribu indienne. Mais la méchanceté des hommes oblige Castor-Gris à céder l’animal à un homme cruel et malveillant.
Sauvé par un couple juste et bon, Croc-Blanc apprendra à maîtriser son instinct sauvage et devenir leur ami.

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Informations

Croc-Blanc, une adaptation du roman de Jack London. Philippe Lioret, Serge Frydman, Dominique Monféry sont les auteurs du scénario. C'est la première adaptation en animation.

Les autres adaptations

Le réalisateur Lucio Fulci adapte dès 1973 le roman, il en a fait une suite en 1974. La même année, le réalisateur Tonino Ricci offre sa vison sous le titre "Buck le Loup". Toujours en 1974, un autre réalisateur Alfonso Brescia avec Croc-Blanc et les Chercheurs d'or et l'année d'après 1975, Croc-Blanc et le Chasseur solitaire. Ethan Hawke devient Jack Conroy pour le film Croc-Blanc (1991) du réalisateur Randal Kleiser. Pour finir en 1994, Les Nouvelles Aventures de Croc-Blanc du réalisateur Ken Olin.

Jack London en quelques mots

L'auteur Jack London de son nom de naissance John Griffith Chaney (1876-1916), est né à San Franscisco. Sa mère était Flora Wellman est une mère célibataire riche, délaissée par son amant William Chaney. Celui-ci était un journaliste, avocat et astrologue. Sa mère essaya de se suicider, ne voulant pas de l'enfant. Flora Wellman, fin 1876 se marie avec John London. Un veuf avec deux enfants. Plus tard John Griffith Chaney adopte le surnom de Jack pour se distinguer de son beau-père John London. Plus grand Jack fera différents boulots, il partit sur le bateau Sophie Sutherland au large du Japon. Toutes ses aventures l'inspirèrent et c'est ainsi qu'il écrivit son premier récit.

Redécouvrez le chef-d'oeuvre de Jack London

Croc-Blanc est l'histoire d'un fier et courageux chien-loup qui lutte pour sa survie, sur fond de grands espaces sauvages canadiens, et de vacarme des villes devenues soudainement prospères lors de la ruée vers l'or du Klondike des années 1890. Né dans la forêt d'une mère chienne de traîneau ayant fui ses maîtres, Croc-Blanc devra surmonter bien des épreuves, imposées non pas par l'hostilité de la nature elle-même, mais par sa rencontre avec les Hommes qui ont façonné ces contrées austères. Au bout du compte, Croc-Blanc parviendra à surmonter à la fois son instinct animal et la cruauté que les hommes malveillants exigent de lui. Croc-Blanc trouvera finalement la paix... Au sein d'une famille aimante, puis de la nature sauvage qui l'a autrefois rejeté.

Alexandre Espigares, le réalisateur

Alexandre Espigares est connu pour son travail sur M. Hublot (2013), Numéro 9 (2009) et Iron Man 3 (2013). Soit en réalisant un court-métrage ou pour le département de l'animation ou des effets spéciaux.
Il arrive sur le projet Croc-Blanc fin 2014, contacté par un des producteur Lilian Eche. Elle lui propose le poste de réalisateur, il lit le scénario, et il est très emballé. Cela lui parle parce que l'histoire se situe au-delà de ce qu’on a l’habitude de voir en termes de film d’animation familial. Son premier réflexe a été de vouloir en faire un western à l’Italienne.

Alexandre Espigares explique : "Pour une fois, les animaux ne parlaient pas, ne chantaient pas. Nous étions dans une logique qui était de suivre l’animal dans la nature, sans dialogue, un parti-pris que j’ai voulu à tout prix préserver. Et même quand on passe du côté des humains, je ne voulais pas que cela soit trop bavard. Un film doit à mon avis se raconter en premier lieu par l’image et non par les mots. Sans vouloir dénigrer quoi que ce soit, je trouve que les films d’animation ont souvent tendance à sur-expliquer l’intrigue, à trop prendre le spectateur par la main. En particulier les enfants dont on redoute souvent qu’ils ne comprennent pas tout, ce que je ne crois absolument pas.".

Travailler les personnages, leur look

Il passe beaucoup de temps avec Stéphane Gallard et Antoine Poulain. Les deux personnes qui s’occupaient de la création graphique, et qui avaient déjà passé pas mal de temps à travailler sur les personnages et leur look. Leur travail a achevé de le convaincre, il a beaucoup aimé la direction qu’ils avaient empruntée. Le résultat était sur des designs réalistes sensiblement augmentés. C'est-à-dire que les proportions d’un personnage pouvaient être exagérées par rapport à la réalité.

Deux versions, en choisir qu'une.

Il y en avait deux versions, une première plus ancienne puis celle sur laquelle Philippe Lioret avait travaillé. Alexandre Espigares a pu choisir ce qui lui semblait marcher le mieux dans chacune, marier des scènes ou en couper. Ainsi, ils ont petit à petit finalisé un scénario qui, en termes d’enjeux et de rythme, plaisait à toute l’équipe. Puis est arrivée la phase de storyboard qui a permis de constater que ce qui fonctionnait à l’écrit ne fonctionnait pas nécessairement à l’image. Il y avait parfois des redondances.

Puis le storyboard a été mis sou forme de diapositives, pour lui donner un rythme de visionnage, ce que l'on appelle une animatique. Ceci a permis de constater que le film était trop long. il a fallu tout dégrossir, revoir des scènes, supprimer des personnages (aussi pour des questions de budget) et tout progressivement, c'est mis en place.

Lire le roman, pour s'imprimer de l'histoire.

Alexandre Espigares raconte : "Je me suis rendu compte que même les gens qui ont lu le roman ne se souviennent pas toujours de la violence, de ces passages du livre disons moins glamour. On se souvient plus volontiers de ce jeune louveteau qui court dans les bois avec sa mère mais pas toujours du reste comme les combats de chiens, des hommes J’ai donc retravaillé le scénario pour ne pas faire figurer à l’image la violence mais la retranscrire d’une certaine manière. La faire ressentir, sans la montrer.".

Le point de vue de Croc-Blanc

La caméra par exemple est souvent placée à hauteur de hanches pour un humain ce qui correspond à peu près à la hauteur de tête de Croc-Blanc. On est avec lui sans être par principe dans son point de vue. Les humains ne sont quasiment que des "figurants". Ils ne sont là que de passage dans la vie de Croc-Blanc.
Et pour cela, on a beaucoup joué avec le son. Lorsque par exemple Croc-Blanc rentre dans la ville, un endroit qu’il ne connaît pas, les bruits lui sont étrangers. La foule de gens, le piano du saloon, les rires et cris des gens, les bruits des chaussures sur le bois, tout cela constitue un fond sonore qui d’une certaine manière l’agresse. Cela diffère des bruits de la nature plus homogènes, plus équilibrés.

Cinémascope ou l'écran large

Il fallait faire la part belle aux paysages, mais aussi dès que la caméra est près d'un personnage sur un plan serré. "Il était important de donner au spectateur assez d’informations sur l’environnement dans les plans précédents. Je souhaitais lui donner à travers les décors de quoi nourrir un cadre plus restreint." Dit Alexandre Espigares.

Une partie du film en motion-capture

Le réalisateur, au sujet de l'utilisation de la "motion-capture" : "Cela s’est avéré par exemple très pertinent pour les scènes de foules. En particulier celles qui se massent pour assister aux combats de chien. On plaçait les comédiens par groupe dans un endroit puis on les déplaçait. Et leurs mouvements étaient toujours différents. Alors que souvent, dans l’animation traditionnelle, ces mouvements sont identiques, comme des copiés-collés. Là, en revanche, on a une foule très vivante où les personnages interagissent, parlent. Et la motion capture allait dans le sens de ce "réalisme" dont nous parlions précédemment.".

Des paysages qui ressemblent à des peintures

Le directeur artistique Stéphane Gallard raconte : "J’ai tout de suite su que j’aurais besoin de travailler avec un vrai peintre. Antoine Poulain a déjà travaillé sur d’autres projets d’animation comme The Prodigies (2011). Il a un discours, une véritable conviction dans son art. Il travaille avec de l’argile, des pinceaux, de la craie, avec la main… C’est un artiste qui crée des images pour raconter quelque chose de lui, de la vie, de ce qu’il est…. Il sait l’économie d’une peinture. Il sait comment ne pas tout raconter dans une image, comment créer du vide et de l’espace…".

Croc-Blanc, le film d'animation du roman de Jack London
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1 Commentaire Sur "Croc-Blanc, le film d'animation du roman de Jack London"

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kiki
Editeur
Bonjour Wolfneo, Voilà un article que j'ai adoré lire et, relire, ce film d'animation sur Croc-Blanc est vraiment fantastique. La bande-annonce est très belle, tout comme j'ai beaucoup apprécié les deux teasers et, bien sûr l'interview de Raphaël Personnaz qui double le marshal Weedon Scott, le voir en plus faire ce doublage en compagnie de Virginie Efira qui elle est la voix de Maggie, cela me rappelle des séances de doublage par des comédiens et comédiennes d'autres films ou animations et, c'est bien de faire ce travail ensemble, d'entendre la réponse de l'autre, de vivre tout cela en même temps.… Lire la suite »