Stan et Ollie Affiche France

Stan et Ollie

Titre Original Stan & Ollie
Date de sortie 6 mars 2017Durée 1h 37min
Réalisé par Jon S. Baird
Avec Steve Coogan, John C. Reilly, Danny Huston, Shirley Henderson, Nina Arianda, Stephanie Hyam, Rufus Jones, Susy Kane
Genre Biopic, Drame, comédieNationalité Américain, Britannique, Canadien

Synopsis

1953. Laurel et Hardy, le plus grand duo comique de tous les temps, se lancent dans une tournée à travers l’Angleterre.
Désormais vieillissants et oubliés des plus jeunes, ils peinent à faire salle comble. Mais leurs capacités à se faire rire mutuellement et à se réinventer vont leur permettre de reconquérir le public, et renouer avec le succès.
Même si le spectre du passé et de nouvelles épreuves ébranlent la solidité de leur duo, cette tournée est l’occasion unique de réaliser à quel point, humainement, ils comptent l’un pour l’autre…

Pour regarder la bande-annonce VF Stan et Ollie

Pour regarder l'extrait "Tu m'as trahi" VF Stan et Ollie

Photos

Liens

Site Officiel
Facebook
Twitter

Informations

Stan Laurel et Oliver Hardy sont largement considérés comme le plus grand tandem comique de l'histoire du cinéma. De 1927 à 1950, ils se sont produits dans 107 films (32 courts-métrages muets, 40 courts parlants, 23 longs métrages, 12 apparitions).
Ils ont ainsi donné ses lettres de noblesse à la notion de "duo comique" avec une complicité contagieuse et des gags qui pouvaient sembler naturels, mais qui étaient ciselés dans leurs moindres détails. Les deux comédiens font partie des très rares stars du muet à avoir survécu au parlant, et même à s'y être épanouis, ajoutant des jeux de mots à leur panoplie comique.

Leurs influences aujourd'hui

Ils ont en effet encore aujourd'hui d'innombrables fans. Trois musées leur sont consacrés et ils ont même leur fan-club, Sons of the Desert [en hommage à leur film Les Compagnons de la nouba (1933)]. Aimés dans le monde entier, ils sont appelés "Dick Und Doof" en Allemagne, "Flip I Flap" en Pologne, "O Gordo e o Magro" au Brésil.
Ils incarnent l'humour à l'état pur et nous plongent dans un monde où l'absurde frôle le sublime et où l'amitié est une valeur intangible. Il suffit d'entendre leur thème musical ("C'est moi Laurel, c'est moi Hardy.") pour sourire et basculer dans une époque moins cynique qu'aujourd'hui. Les gens admirent Chaplin, sont impressionnés par Buster Keaton, mais adorent Laurel et Hardy. Très rares sont les humoristes qui ne revendiquent pas leur influence.

La tournée de théâtre eu Royaume-Uni

Le scénariste Jeff Pope éprouve, lui aussi, une vraie tendresse pour le duo. Après avoir vu Laurel et Hardy au Far West. Il s'est lancé dans des recherches sur la véritable histoire des deux stars. Il a alors découvert un pan méconnu de leur parcours. La tournée théâtrale du célèbre duo au Royaume-Uni au début des années 50, comme en témoigne l'ouvrage "Laurel & Hardy : The British Tours" de A.J. Marriot.
"Il y a cette incroyable photo de ces deux types, qui avaient été des icônes du cinéma. Et qui séjournaient dans de modestes auberges, qui se produisaient dans de petits théâtres. Ils ne se rendaient pas compte qu'ils faisaient tout ça parce qu'ils s'aimaient", déclare Pope. "C'est ce qui m'a poussé à écrire ce film : c'est une histoire d'amour fraternel entre deux hommes".

Stan et Ollie ?

La production a choisi d'appeler le film Stan & Ollie, et non Laurel & Hardy. Car il voulait montrer les hommes derrière les légendes. Le scénario de Pope cherche à cerner l'image privée des deux acteurs. Alors que Hardy aimait donner le sentiment de prendre le contrôle à l'écran. Laurel était la tête pensante du tandem et supervisait le moindre aspect du tournage. De son côté, dès lors que le film était en boîte, Hardy allait souvent jouer au golf. Le film suggère aussi que, si le duo était inséparable à l'écran, leurs liens étaient plutôt professionnels par ailleurs. Comme le signale Pope : "Ils se sont vraiment rapprochés au cours de cette tournée difficile où ils passaient le plus clair de leur temps ensemble. Le film raconte donc les circonstances dans lesquelles ils sont devenus aussi proches dans leur vie qu'ils l'étaient à l'écran".

Leurs sketchs

Laurel a continué d'écrire des sketchs pour le duo sept ans après qu'ils se soient retirés des écrans.
Si l'humour est surtout lié aux sketchs de Laurel et Hardy sur scène, scrupuleusement reconstitués. Le scénario inscrit également certains de leurs plus célèbres numéros dans leur quotidien. C'est ainsi que leur tentative de monter les marches d'une gare avec une malle fait référence à la scène où un piano est acheminé en haut d'un escalier dans Livreurs, sachez livrer ! (1932). "Comme chez beaucoup de comiques, il n'y a pas de séparation totale entre le personnage qu'il incarne et son propre tempérament. Il y a des liens entre les deux et on a fait en sorte que le spectateur s'en aperçoive.", remarque Steve Coogan.

Le réalisateur du film

Jeff Pope a envoyé le scénario à Jon S. Baird. Il réalisait la série Babylon de Danny Boyle. Baird, bercé par les films de Laurel et Hardy dans son enfance en Écosse. Il s'est souvent amusé, plus jeune, à imiter le célèbre tandem. "J'ai encore des photos de moi et d'un copain, déguisés en Laurel et Hardy, pour un spectacle scolaire", se souvient-il en riant. "Je jouais Stan, et lui Ollie. Il portait pas mal de rembourrage, qui me fait penser aujourd'hui aux faux gros ventres de cinéma". Le projet s'est vraiment concrétisé quand la productrice Faye Ward, de Fable Pictures, s'est engagée dans l'aventure.
Juste avant le tournage, Baird a eu une crise d'appendicite et a dû être opéré d'urgence. Puis, il a récupéré en un temps record et, une semaine plus tard, il était sur le plateau !

La réalisation

Le dynamisme de la mise en scène de Baird est palpable d'entrée de jeu. Le film s'ouvre en effet sur un travelling de six minutes où l'on voit Stan et Ollie quitter leur loge. Ils traversent un plateau de tournage hollywoodien, arrivent sur le tournage et se disputent avec le patron du studio, Hal Roach. Très audacieux, Baird était non seulement exigeant avec ses chefs de poste, mais aussi avec ses acteurs qui devaient énoncer des dialogues très denses d'un seul trait.
"On ressent une vraie pression dans un plan comme celui-là", reconnaît Coogan. "Il faut presque essayer de ne pas y penser. Si on était trop stressés à l'idée de ne pas y arriver, on risquait de ne pas être crédibles. Du coup, mieux vaut oublier la gestuelle réglée d'avance et se dire qu'on est simplement deux types en train de discuter".

La scène de danse

La légendaire scène de danse de Stan et Ollie dans Laurel et Hardy au Far West. Sur l'air de "At The Ball, That's All", devant un décor de saloon. Coogan et Reilly ont travaillé avec le chorégraphe et superviseur de gestuelle Toby Sedgwick. Pour que la scène soit la mieux préparée possible. Pour la version "cinématographique" du film dans le film. Sedgwick a même entraîné les comédiens à répéter les erreurs commises par Laurel et Hardy au cours du tournage.
"On a répété ce numéro si souvent qu'on pouvait l'exécuter pendant qu'on dormait", confirme Coogan. Également, humoriste, Sedgwick a aussi fait répéter les sketchs interprétés sur scène par Laurel et Hardy aux acteurs. Ils ont ainsi reproduit les numéros bien rodés du tandem. Mais en ont inventé de nouveaux pour les besoins du film. Ce qui n'a fait qu'enrichir l'expérience du tournage.

Le casting pour Stan Laurel

Steve Coogan a été la première et la dernière personne à qui Jon Baird ait proposé de camper le rôle de Stan Laurel. Le réalisateur précise : "J'ai rencontré Steve au cours d'un déjeuner. On parlait tranquillement de Stan Laurel. Sans prévenir, il a commencé à se glisser dans la peau de son personnage. Puis, il a fait tomber sa serviette, et s'est cogné la tête contre la table. Et j'en ai eu des frissons dans le dos et j'ai été bluffé !"
Le choix de John C. Reilly a joué un rôle décisif dans la participation de Coogan au projet. "J'ai demandé à la production qui était envisagé pour Oliver Hardy", se souvient Coogan. "On m'a répondu John C. Reilly et j'ai dit : 'S'il donne son accord, je suis partant'".

Oliver Hardy

Baird se souvient de son rendez-vous avec Reilly : "John m'a dit : 'c'est une responsabilité énorme de jouer ce personnage, c'est mon héros'".
John a ajouté : 'C'est terrifiant d'accepter un rôle pareil. Mais je ne laisserai personne d'autre le faire à ma place'".
"Steve a été un partenaire formidable", affirme John C. Reilly (Oliver Hardy). "On s'est rendu compte dès le départ qu'il n'y avait pas moyen de jouer ces rôles sans apprendre à s'aimer. On ne se connaissait pour ainsi dire pas, mais on est devenus très amis. C'est l'un des types les plus drôles que j'aie jamais rencontré. Je me sentais vraiment seul dès que Steve n'était pas sur le plateau avec moi. J'avais le sentiment qu'il me manquait une partie de moi-même".

Dans la peau de Stan & Ollie

La transformation physique de Coogan et Reilly a été supervisée par le chef-maquilleur Jeremy Woodhead et le chef-prothésiste Mark Coulier. Après plusieurs essais, l'équipe a choisi de privilégier la sobriété en matière de maquillage. Coogan a choisi un faux menton, de fausses dents et des embouts auriculaires personnalisés donnant l'impression qu'il a les oreilles décollées. Détail amusant : Coogan, qui a les yeux marron, a dû porter des lentilles bleues. Reilly, qui a les yeux bleus, a dû porter des lentilles marron.
Reilly subissait quatre heures de maquillage par jour. Dans les années 50, Hardy pesait près de 180 kg. Coulier et Woodhead ont testé quatre faux gros ventres en mousse polyéthylène. Pour obtenir un résultat satisfaisant. "Le surnom d'Oliver Hardy était 'bébé' car il avait la taille et les proportions d'un gigantesque bébé", précise Reilly.

Plusieurs combinaisons

Même si la mousse polyéthylène est légère. Elle conserve malgré toute la chaleur, si bien que l'acteur était branché à une machine à glace entre les prises. Ce dispositif a permis à Reilly d'avoir davantage confiance en lui pour interpréter le personnage.
"Seuls mon visage et la paume de mes mains étaient à l'air libre", se souvient-il. "Le reste de mon corps était recouvert soit par les prothèses, soit par le faux ventre. Comme si je portais un masque sur tout le corps. Et le masque était si convaincant qu'il m'a donné la force de jouer le rôle !"

Dédicace

Dédié à la mémoire de Lois Laurel, fille de Stan Laurel, décédée en 2017.

Stan et Ollie, la véritable histoire du plus grand duo comique.
Merci de partager....
Étiqueté avec :                                        

1
Poster un Commentaire

avatar
1 Fils de commentaires
0 Réponses de fil
0 Abonnés
 
La plupart des commentaires ont réagi
Le plus populaire des commentaires
1 Auteurs de commentaires
kiki Auteurs de commentaires récents

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner  
plus récent plus ancien Le plus populaire
Notifier de
kiki
Editeur
kiki

Bonjour Wolfneo, Je commence ma semaine avec la lecture de cet article sur le film Stan et Ollie par Jon S. Baird. Merci à toi pour le synopsis de ce film, la bande-annonce et l'extrait "Tu m'as trahi". Et bien sûr pour les photos et ta rubrique Informations. On connaît tous ce formidable duo de comique, Stan Laurel et Oliver Hardy, chacun de nous se souvient de leurs gags, leurs scènes au cinéma, on a passé de merveilleux moment à les regarder et on a bien rigolé grâce à eux. Il est certain que bien souvent, on pensait que leurs… Lire la suite »