Unfriended 2014 Affiche France

Unfriended

Titre Original Unfriended
Date de sortie 24 juin 2015Durée 1h 23min
Réalisé par Levan Gabriadze
Avec Shelley Hennig, Moses Jacob Storm, Renee Olstead, Will Peltz, Jacob Wysocki, Courtney Halverson, Heather Sossaman, Matthew Bohrer, Mickey River, Cal Barnes, Christa Hartsock
Genre Epouvante, Horreur, ThrillerNationalité Américain

Synopsis

Une jeune lycéenne se suicide après qu'une vidéo compromettante sur elle ait été publiée sur Internet. Un an plus tard, six de ses amis se connectent, un soir, sur skype, pour "tchater" entre eux. Mais une septième personne, inconnue des autres, se connecte également. Cet intrus se montre très vite sous un visage inquiétant et menace les six amis de tuer le premier qui se déconnectera. Peu à peu, les événements tragiques qui ont marqué la bande, un an plus tôt, refont surface et se montrent sous un nouveau jour.

Pour regarder la bande-annonce VF Unfriended

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Informations

Unfriended ouvre la porte à une nouvelle ère de films d’angoisse. Celui de l’écran d’ordinateur. Ici, c’est celui d’une jeune adolescente traquée avec ses amis par un fantôme cybernétique. Ce personnage énigmatique cherche à venger une jeune fille qu’une vidéo humiliante a poussée au suicide un an auparavant.
Le jour de l’anniversaire de sa mort, le groupe d’amis à l’origine de la vidéo va apprendre à quel point le fait de se comporter sans se soucier des conséquences peut s’avérer être une erreur fatale.

L'histoire en détail

Un soir après les cours, Blaire et son petit ami Mitch entament un chat vidéo romantique. Ils sont alors interrompus par leurs amis Jess, Adam, Ken et Val qui lancent un chat de groupe. C’est alors qu’ils sont rejoints par un internaute inconnu : Billie227 qu’ils prennent pour un bug anodin et ignorent… Jusqu’à ce que ce dernier ne commence à texter… Et c’est là que le cauchemar commence.
Blaire se met alors à recevoir sur Facebook et par mail des messages incessants signés Laura Barnes, une fille qui s’est suicidée, un an auparavant jour pour jour.

L'enjeu

Pendant ce temps Billie227, mène un jeu cruel en divulguant en ligne les secrets les plus intimes et les plus sombres de chacun de nos chateurs. Le jeu dégénérera tant qu’ils ne livreront pas l’identité de celui qui a mis sur le net la vidéo qui a poussé Laura au suicide l’année précédente. C’est leur seule chance de survivre à cette nuit de tourment.

Un nouveau genre

Timur Bekmambetov, qui partage sa vie entre la Russie et les États-Unis. Passe le plus clair de son temps derrière son écran d’ordinateur. Depuis quinze ans l’idée que cette vie virtuelle pourrait prendre forme sur grand écran ne cesse de traverser son esprit.
Il en a parlé avec beaucoup de cinéastes. Mais il s’est avéré assez difficile de convaincre qui que ce soit de s’écarter des règles cinématographiques traditionnelles.
Alors qu’il était en réunion de travail avec Nelson Greaves et Alan Khamoui. Deux de ses compères de Bazelevs, sa maison de production. Ils eurent l’idée d’en faire un film d’horreur. Greaves s’est alors attelé à l’écriture du scénario. Bekmambetov a immédiatement pensé à Léo Gabriadze, avec qui il travaillait avec lui depuis longtemps, pour la réalisation. Pour la production Nelson Graves a fait appel à un ami, Adam Sidman.

Phase de test

Tous les trois ont tourné une séquence test qui a convaincu Bekmambetov. L’aventure a pu enfin commencer. Alors qu’il travaillait en Russie, le cinéaste a chapeauté tout le film par Skype. Le casting, les décors, le montage… Tout s’est fait par le net. C’est par ce biais qu’il a également remercié les premiers spectateurs du film aux festivals Fantasia et SXSW. Une belle manière de boucler la boucle..
L’équipe, centrée sur ces quatre personnes, a voulu rester minimale, et si Adam Sidman jouait les adultes responsables. En laissant une totale liberté au scénariste et au réalisateur afin que leur créativité puisse explorer toutes les possibilités. Ils sont tous restés chapeautés en permanence par la veille numérique de Bekmambetov

S'éloigner des références de l'horreur

L’idée était de trouver une nouvelle grammaire cinématographique en s’éloignant des références. C’est pour cela que le cinéaste les encourageait en permanence à ne pas se censurer. Pour mieux apprendre de leurs erreurs et définir de nouvelles possibilités. Un travail expérimental ardu qu’ils ont dû recommencer encore et encore afin d’obtenir les résultats attendus. Jason Blum, le producteur exécutif a tout de suite été emballé, il nous confie : "Les films d’horreur jouent sur les peurs primales du public. La manière dont ce film exploite ces peurs est totalement novatrice ! Des ados qui se croient immortels vont petit à petit prendre conscience de l’inconséquence de leur comportement. Vont-ils pouvoir y faire face et surtout y survivre ?"

La distribution

Le coeur de la distribution est constitué de 6 personnes. Le directeur de casting a organisé pour l’occasion des auditions assez surprenantes. Si elles ont commencé de manière traditionnelle, avec des lectures. L’équipe a vite réalisé qu’il faudrait juger les prestations des comédiens par écrans d’ordinateur interposés, en chat.
Après avoir sélectionné certains acteurs, ils les ont regroupés par groupes de 6. Ils ont tourné une scène ensemble, en demandant que chacun trouve sa place dans le groupe naturellement. L’improvisation y a joué un rôle déterminant. C’est le groupe le plus convaincant qui a été choisi.
Pour le personnage de Blaire, ce fut un peu différent. Si la méthode était la même puisque la comédienne improvisait en chat avec les autres acteurs dans une pièce séparée. Son personnage se devait de posséder une personnalité qui la singulariserait de n’importe quel groupe.

Improvisation

Une fois l’équipe des comédiens réunie, le réalisateur aussi bien que les producteurs ont constaté que les dialogues écrits étaient beaucoup moins efficaces que les improvisations des auditions. Ils ont alors décidé que les dialogues eux aussi seraient improvisés expérimentalement. Et ils s’en sont remis au talent de leurs acteurs. L’effet fut immédiat. La crédibilité de cette bande de chateurs en proie à un cyber psychopathe venait de prendre vie.
Les répétitions ont commencé assis en cercle dans les bureaux de Bazelevs à Los Angeles. Petit à petit, au fil des improvisations, ce qui n’était que le reflet de cette nouvelle génération d’internautes a commencé à devenir tangible. Toute l’équipe sentait monter l’excitation d’être les premiers à pouvoir la mettre en scène de manière si brute et au service d’un thème si tordu.

L'idée de la commédienne

Shelley Hennig nous explique qu’ils ont même tenté de tourner le film en one shot : "C’est moi qui l’ai suggéré à l’équipe, même si je n’étais pas vraiment sûre du résultat. Comme nos chambres étaient toutes simultanément équipées et éclairées. Je me suis dit que c’était quelque chose à tenter. En tout cas l’expérience a été une des plus intenses de ma carrière. Le fait d’avoir affaire à des improvisateurs hors pair nous a tous poussés à un niveau de jeu très intense."
Tous les acteurs étaient équipés d’oreillettes, dans lesquels le réalisateur pouvait donner des indications de jeu personnalisées à chacun. Cela lui permettait de mener le rythme de l’improvisation avec un regard extérieur. De surprendre sans cesse les comédiens qui n’entendaient que leurs indications personnelles et pas celles des autres.

L'esprit de groupe

Les seuls moments qu’ils partageaient en groupe étaient les repas. 10 heures par jour, ils étaient connectés les uns aux autres, par écrans interposés. Cette alternance leur a permis de devenir incroyablement proches et connectés.
Jacob Wysocki nous confie "Chacun y allait de ses propositions et les cinéastes étaient toujours présents, attentifs, dans l’oreillette. Toujours incroyablement réceptifs et enthousiastes, ils ne reculaient devant rien, et nous poussaient en permanence. Quand on se retrouvait tous ensemble aux repas, c’était la fête. On discutait tous ensemble de ce qu’on avait vécu individuellement dans les heures qui précédaient."

Derrière la caméra

Une équipe technique de choc a été réunie afin de pouvoir donner du corps à cette pellicule en apparence dépersonnalisée par les écrans d’ordinateur (si tant est qu’on ne se sert plus de pellicule, l’expression fait toujours sens). Heidi Koleto, la décoratrice, a soigneusement désigné chacune des chambres afin qu’elles puissent donner des informations sur la personnalité de chacun. Andy Sidman à la photographie mettait en valeur tous les éléments infimes qui pourraient alimenter le montage de Parker Laramie et Andrew Wesman.

Montages

L’originalité du film réside dans le fait que chacun des acteurs était son propre cadreur. La GoPro de chacun de leurs ordinateurs était la principale source d’images du film.
Le montage s’est fait en AVID, un logiciel de montage non linéaire que Parker Laramie (le monteur) affectionne tout particulièrement.
Greaves nous explique "On peut décrire ce film comme une animation géante. Nous avons fait appel à Parker, car on avait beau tout tourner dans tous les sens. Il manquait un je-ne-sais-quoi. Parker a élaboré pour nous la ligne de montage impressionnante. Sans lui et son approche de l’AVID, le film n’aurait pas été le même. La majorité du travail s’est fait en postproduction."
Un tournage qui a engendré un montage très spécial. Toutes les erreurs de prises de vues ou de sons, ont été ici exploitées et non supprimées.

Décors

La maison de Santa Clarita n’est pas un décor. L’équipe voulait un lieu où l’équipe technique et les comédiens pourraient se côtoyer sans les déranger. Chaque chambre a été conçue pour faire penser qu’elles étaient dans différentes maisons. Heidi Koleto nous explique comment elle a commencé par les murs les plus visibles via la GoPro. Il a fallu qu’elle perce la personnalité et les traits psychologiques majeurs de chaque personnage. Le gros challenge était de faire croire que les différentes chambres étaient de différents styles architecturaux. Il était impossible de les éclairer avec du matériel de tournage, car il y avait beaucoup de plans à 360°, il fallait donc s’en tenir à l’éclairage habituel d’une chambre.
Koleto explique : "Nous étions la plupart du temps dans le salon, cachés sous des tentes en duvet pour isoler le son !!!!"

Unfriended (2014), film d'horreur réalisé par Levan Gabriadze
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kiki

Bonjour Wolfneo, Voilà le premier article de 2019, et sur le film Unfriended (2014) par Levan Gabriadze. Merci à toi pour la bande-annonce, les photos, le synopsis de ce film et bien sûr pour ta rubrique Informations, que j'aime tant. Comme tu nous l'indiques Unfriended ouvre la porte à une nouvelle ère de films d’angoisse, celui de l'ordinateur et d'internet. En lisant à la fois le synopsis du film et les chapitres "L'histoire en détail", et celui de "l'Enjeu", on comprend à la fois pourquoi cet inconnu Billie227, qui vient se joindre aux chateurs, va les traquer. Ils sont responsables… Lire la suite »